Parfois, la vie nous réserve des arcs-en-ciel et c’est toujours prodigieux la façon dont ils semblent survenir pour chasser les nuages et pastelliser le firmament.
Il y a ces jours qui dès le réveil semblent ressembler trait pour trait au précédent. Un de ces moments où tu ne sais plus vraiment où fixer l’horizon pour arrêter de le voir tanguer un instant.
Et puis, juste un message qui traverse la toile, qui arrête le temps, suspend le souffle et le coeur manque un battement. Un message, puis mille autres, et tout se dépoussière, se déleste des ans. Le passé à la porte, le soleil à ma fenêtre et toi un peu ici avec moi.
Je pourrais composer un poème, compter les syllabes d’un tanka, essayer d’écrire un alexandrin ou inventer des couleurs jusqu’alors inimaginées, mais je ne voudrais risquer de perdre cette magie à trop vouloir l’expliquer.
Les mots viendront plus tard, quand il ne restera que les regrets ou ton odeur sur l’oreiller.
Peut-être que tu m’apporteras le café au lit pendant que j’écris, ou que tu oublieras jusqu’à mon prénom dans les bras d’une bretonne, forcément.
Mais quand on se parle, je retrouve le même trouble, la même chaleur irradiante partout, ce mélange d’émotions, de tendresse et de douceur, de confiance et de foi qu’il y a “avant”. 20 ans c’est beaucoup et pourtant. Je crois aux signes, au Destin et pour moi, nos retrouvailles ne seront jamais le fruit d’un hasard incertain.
Je ne sais quelle place donner à cette histoire, je ne sais ce que nous réserve demain, mais je sais que certains jours peuvent changer la face de notre petit monde à nous.
Définitivement, je choisis de voir le joli.
Par-delà les nuages, par-delà l’horizon,
Xoxo,
Juliette
