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Entre deux mondes

    📬C’est troublant comme parfois on peut être son pire ennemi.

    On érige ses propres barrières,

    On s’enferme dans des croyances limitantes,

    On s’auto-persuade que l’on n’y arrivera pas.

    Quoi que ce soit, c’est toujours le même schéma.

    Et puis, aussi, il y a des gens

    Qui nous font sentir tout.e petit.e

    Des auras qui nous donnent l’impression d’être hauts comme trois pommes et demi.

    Lui, c’est une des rares personnes à qui j’ai donné ma confiance

    Et plus encore…

    Cela s’est fini par un braquage à cœur armé

    Avec de multiples dommages collatéraux dont le prix se paye encore…

    Longtemps, j’ai cru ne jamais réussir à l’affronter sans aide extérieure

    Trop de colère,

    Trop de peur,

    Trop d’enjeux.

    Mais un jour, devant la justice des hommes, j’ai posé les mots

    Presque sans trembler

    Je l’ai regardé droit dans les yeux, sans sourciller,

    J’ai été dure, froide,

    Ma voix posée, déterminée

    Mes phrases : chirurgicales

    Et à cet instant, je jurerais avoir grandi de trois têtes.

    Je me suis sentie forte, grande, puissante

    Et je l’ai vu tout rabougri,

    Comme un triste bonhomme

    Vieilli, par les remords sans doute.

    Ce soir-là, j’étais sonnée, épuisée,

    Par cette valse d’émotions, et la tension nerveuse qui dégringole.

    J’étais fière de moi, et j’avais besoin de dormir, comme on se laisse envelopper d’une chrysalide blanche sans rêves.

    Comme pour prendre le temps de réaliser que j’avais terrassé le croque-mitaine.

    Je vous raconte ceci, précisement ce soir, parce que le roman que j’achève d’écrire en ce moment, raconte en partie cette histoire. Et le chapitre que je rédige aujourd’hui, m’a replongé dans ces émotions.

    Ce soir, je lèverai mon verre au chemin parcouru.

    Je crois pouvoir dire sans rougir à ma petite fille intérieure :

    “Ma Juliette, je crois que tu as gagné.”

     

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