Si les croyances limitantes et l’autosabordage m’étaient contés
Il était une fois dans un royaume non loin de là, une princesse sans réelle couronne
mais au cœur chamallow qui rêvait de la forme moderne du prince charmant.
Un peu le profil du “Mec mortel” recherché par Diam’s à son époque casquette-baggy.
En ce temps-là, la princesse en baskets trouvait à sa porte pléthore de prétendants, venus de tous horizons.
Longtemps, elle se gaussa de leurs roues de pans, de leurs stratagèmes, de leurs maladresses,
n’ayant cure des egos blessés ou de la sincérité des sentiments.
Dans son esprit, l’Unique, seul, trouverait le chemin de son cœur,
En une scénographie parfaite, digne d’un blockbuster américain.
Elle saurait, sentirait dès la première seconde en l’apercevant, que c’était Lui.
Son prince mortel, celui de toute une vie,
Celui qui donne envie de tulle et de robe blanche.
A cette époque, elle ignorait encore, que le jour de sa naissance,
Une méchante fée cynique et sans doute un peu jalouse,
S’était penchée sur son berceau de verre pour lui jeter une malédiction…
Chacun des princes qu’elle embrasserait se changerait en crapaud ou disparaîtrait.
Mais en crapaud de l’intérieur, sinon ce serait trop facile.
Notre princesse en baskets l’a eu son coup de foudre au clair de lune.
Son prince au sourire extra-white qui l’a traînée dans la boue, plongée dans ses affres intérieures.
Sans comprendre, elle a recommencé, encore et toujours à embrasser des mecs,
parfaits au début, puis cyniques, froids, manipulateurs.
Pourtant, elle rencontrait aussi des princes, discrets, sincères,
amoureux,
Trop peut-être…
Et la Princesse s’en lassait aussi vite qu’on peut changer de paire de “Air Max”
et même encore plus vite vu le prix de ces trucs-là.
Elle ne comprenait pas ce qui clochait chez elle, se détestait souvent,
mais prenait la poudre d’escampette à la première génuflexion.
Jusqu’à comprendre que, peut-être, Elle était sa propre méchante fée et s’était auto-maudite…
Avec la croyance chevillée au corps, que le bonheur du cœur lui était interdit.
La morale de cette histoire c’est probablement,
que si nous n’y prenons pas garde,
nous devenons notre pire malédiction.
Xoxo,
Juliette
