Lettre ouverte à cette amie qui pleurait tout à l’heure…
Juste l’impuissance face à ton chagrin.
J’écris quelques phrases, comme des bras qui s’ouvrent, comme un souffle posé sur ta peine, de loin…
J’écris pour que ta tête repose, là, sur mon épaule invisible, au-delà des kilomètres, où mes mains absentes voudraient caresser tes cheveux, y chuchoter que ça ira…
« Tu te relèveras, comme toujours… »
Quelques mots, balbutiés, égarés, dans le néant numérique, comme des étoiles filantes qui ne savent où tomber.
Mais à quoi sert donc ma plume, si elle ne sait apaiser les tourments, si elle ne sait assécher les torrents que, bravement, tu me tais ?
