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Notre essen’ciel

    Je n’ai pas souvent été amoureuse,

    Pour de vrai, je veux dire…

    Comme on le lit parfois dans les romans, de cette passion débordante, dévorante, évidente.

    Il n’y a pas beaucoup d’hommes tatoués sur ma ligne de cœur,

    Et fort heureusement, parce qu’en réalité, c’est douloureux quand l’amour s’efface.

    Mais alors, il part où quand il s’en va, ce sentiment que l’on n’a su chérir ?

    Se pourrait-il qu’il trouve asile dans les étoiles,

    que chaque battement de cœur laissé derrière se transmute en un souffle de vent dans les voiles du destin,

    un écho de rire complice qui résonne pour toujours dans l’éternité des cieux ?

    Ou peut-être qu’il se cache dans les souvenirs, dans les pages jaunies d’un vieux livre,

    une rose séchée conservée dans un cahier,

    dans les notes d’une chanson oubliée,

    dans l’éphémère chaleur d’un regard croisé,

    ou les points de suspension de nos messages inachevés.

    Peut-être que l’amour ne s’efface jamais vraiment, finalement…

    Il change simplement de forme

    et continue à vivre niché dans les recoins enfouis de notre âme, qu’il a teintée de mille nuances nouvelles,

    de couleurs jamais inventées auparavant.

    Ou peut-être qu’il s’agglomère dans les nuages pour se déverser plus loin,

    sur un autre couple béni des dieux,

    et se disperse en mille pétales soyeux,

    pour les envelopper d’une tendresse infinie, en la plus ancestrale des formes de magie.

    Une fragrance légère de fleurs éternelles, un gracile battement d’ailes de papillon,

    emportant les cœurs épris vers les contrées lointaines où l’amour ose, enfin, prononcer son nom.

    Toujours présent, même dans l’absence, en perpétuelle réinvention

    de lui-même et de nous, par la même occasion…

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